dimanche 13 septembre 2026

Square St.Mauront (devant l'église)


 La plaque d'égout est détériorée (sans doute "bouchée") dans le jardin du Square St.Mauront. Les eaux sales s'écoulent dans le jardin.

Le CIQ l'a signalé à la Direction des Parcs et Jardins de la Ville de MARSEILLE, qui a répondu faire le nécessaire dans les plus brefs délais. Merci pour sa réponse immédiate.





samedi 12 septembre 2026

Points de collecte Piles dans le 3ème

 

CARREFOUR MARKET Marseille-Belle de Mai  : 7/9 rue d'Orange - Place Cadenat

AUDITION CONSEIL  - 15 Place Cadenat

AUCHAN ( Supermarché Marseille Strasbourg ) 66 Bld de Strasbourg

AUCHAN Marseille-Clary - 13 Rue Désirée Clary - 



Rue du Jet d'Eau/François BARBINI

  

LES "INSCRIPTIONS" qui avaient été nettoyées la semaine dernière rue du Jet d'Eau/François Barbini, par la Police Municipale, ont fait l'objet, à nouveau, de nouvelles inscriptions.................



France 3 Provence Alpes Côte d'Azur - Lutte contre les crottes de chien en sanctionnant les propriétaires indélicats

 À Saint-Mitre-les-Remparts la municipalité a annoncé étudier un dispositif d’identification ADN des chiens de la commune, pour lutter contre leurs crottes, en sanctionnant les propriétaires. Ce dernier devrait être mis en place courant de l'année 2027.

Sur les trottoirs, il faut parfois slalomer entre les déjections canines, au risque de marcher dans l'une d'entre elles... C'est en partie pour éviter ces situations que la municipalité de Saint-Mitre-les-Remparts, dans les Bouches-du-Rhône a annoncé par le biais d'un post Facebook, la future mise en place d'un dispositif pour lutter face aux déjections canines.

Le post rappelle que le non-ramassage de déjections canines "est passible d’une amende de 135 €, à laquelle peuvent s’ajouter les frais de nettoyage engagés par la commune.

Plusieurs communes utilisent déjà l'identification ADN

Depuis plusieurs années la commune effectue des actions pour faire face à ces incivilités : campagnes de prévention, signalétique, l'installation en 2023 de 10 distributeurs de sacs. Mais, "force est de constater aujourd'hui que tout ce qu'on a mis en place se heurte à des limites, atteste Vincent Goyet (DVD), maire de Saint-Mitre-les-Remparts. C'est-à-dire qu'on a toujours des rues où on a des gens qui ne respectent pas."

Il pointe également un deuxième problème, "on a aussi des gens qui, peut-être de bonne foi, vont faire faire leur besoin à leurs chiens dans les plates-bandes municipales. Quand nos agents des espaces verts vont effectuer l'entretien avec des engins mécaniques, ils se retrouvent littéralement couverts de déjections. En tant que maire, je ne trouve pas normal d'exposer mes agents à ces conditions de travail."

Face à ces constats, la municipalité annonce effectuer des devis à des prestataires de différentes communes qui ont déployé ce genre de dispositif.

C'est par exemple le cas de la commune de Béziers dans l'Hérault, qui a été précurseur dans ce domaine en 2023. À l'origine, en 2016, un projet similaire dans la ville avait été retoqué par le tribunal administratif de Montpellier.

Dans le Pas-de-Calais, Saint-Omer a aussi passé le cap en 2025 et dans le Sud, c'est aussi le cas dans le département des Alpes-Maritimes de la commune de L'Escarène qui a mis en place un tel dispositif en 2024.

Nous sommes en train de nous rapprocher de ces communes pour vérifier si elles ont toutes le même prestataire, et comprendre comment ça se passe techniquement. Après, nous allons chercher des devis adaptés à la taille de notre commune.

Vincent Goyet, maire de Saint-Mitre les remparts

Une mise en place en 2027

Le maire aimerait mettre en place ce dispositif "le plus vite possible" en 2027, après le vote du budget de la commune qui doit avoir lieu courant avril. Il détaille : "Dans un premier temps, il y aura une expérimentation qui sera restreinte d'abord au noyau, au cœur de village, là où, effectivement, il y a des pelouses et une contrainte forte qui se pose pour nos agents. Et puis, si ça fonctionne, à ce moment-là, on pourra envisager une extension aux autres quartiers de la ville. On ne va pas le déployer à l'échelle de toute la commune d'emblée. On va d'abord regarder déjà les devis et vérifier que les coûts sont satisfaisants."

La commune comptait en 2023, selon l'Insee 6 175 habitants. La commune a également rappelé dans son post Facebook que les chiens devaient être tenus en laisse, en ville.

ANNONCE Journal "La Provence" : recrutement sur les métiers de la Mer

 

Bonjour, 


Vous êtes en recherche d'emploi, en reconversion professionnelle, ou simplement curieux(se) de découvrir les métiers de la mer ? Rendez-vous le mercredi 23 septembre, à partir de 14h, à Grand Central Marseille, au siège de La Provence à l'occasion du Job Dating Parlons Mer.

Organisé dans le cadre de l'événement Parlons Mer de La Provence, ce rendez-vous vous permet de rencontrer, en face-à-face, des entreprises du secteur maritime qui recrutent : ports, navale, plaisance, croisière, logistique portuaire, pêche, environnement marin…

Tous les profils sont les bienvenus, du CAP au diplôme d'ingénieur, pour des postes en CDI, CDD, alternance, stage ou intérim ! 

Vous envisagez une reconversion ? Des organismes de formation seront également présents pour vous informer et vous accompagner dans la construction de votre nouveau projet professionnel.

Que vous ayez déjà un projet précis ou que vous soyez simplement en phase de réflexion, cette après-midi est faite pour vous permettre d'échanger directement avec les acteurs du secteur, sans rendez-vous préalable.

🗓️ MERCREDI 23 SEPTEMBRE 2026 à partir de 14h
📍
Grand Central -19 rue Henri Barbusse, 13001 Marseille
⏰Conférences dès 9h · Job Dating à partir de 14h
🎟️Entrée gratuite - Inscription obligatoire 

Je m'inscris

Si vous ne parvenez pas à vous inscrire, cliquez ici.

AU PROGRAMME DU 23.09

🔹9:30 : Discours d'ouverture


🔹10:00 - 11:00 : Table ronde 1 : Les métiers de la mer recrutent : cap sur les opportunités en Méditerranée !

🔹11:00 - 12:00 : Table ronde 2 : Comment bien se former aux métiers de la mer ?


🔹14:00 - 17:00 :  Job Dating Métiers de la Mer


Infos et inscriptions sur www.parlonsmer.fr

Je m'inscris

vendredi 11 septembre 2026

Potelet arraché 38 Avenue Belle Vue - réponse Métropole

 

Votre demande n° 6102979 est clôturée


Bonjour Madame Claude Tabet,

Nous vous informons que votre demande de type "Arceaux/Potelets/Barrières/Bornes fixes (exploit.)" sous le numéro n°6102979 vient d'être clôturée par nos services







mercredi 9 septembre 2026

jeudi 3 septembre 2026

Infos "COLINEO"

 Madame, Monsieur,


J'ai le plaisir de vous inviter à la journée festive "Colinéo fête l'EAU", qui se tiendra le 3 octobre prochain.

Cet événement sera l'occasion d'une immersion au cœur d'un site emblématique du Conservatoire des Restanques, mettant en valeur notre patrimoine naturel et les enjeux liés à la gestion durable de l'eau. 

Votre présence à nos côtés serait un honneur et un soutien pour cette manifestation éco-durable.

Programme de la manifestation de 10h00 à 17h00

Découverte du site :  Balade botanique dans le jardin méditerranéen : « L’adaptation de la flore à la sécheresse » &   Visite et présentation de la Mare pilote réalisée en partenariat avec la SEMM,

Temps festif : le grand défilé des "Chap'EAUx"  : un défilé et studio photo loufoque et engagé rassemblera petits et grands autour des créations originales pour célébrer l'eau sous un angle festif et artistique, des contes et un spectacle de danse animera la fin de journée.

Temps d'échanges et ateliers de sensibilisation :  un village de stands avec des animations pédagogiques ouvertes aux petits et aux grands sera présent toute la journée et deux conférences compléteront le programme de l'après-midi « Les ancien moulins du Jarret » par Claude Carbonnell et " les accès à l’eau dans l’ancienne Provence » par Gilles Rebull.

Découvrez le détail du programme par Ici 

Informations pratiques :
Lieu :  Conservatoire des Restanques Verger et Jardin Méditerranéen - 1 chemin des grives - 13013 Marseille
Restauration  :
une offre de restauration locale et une buvette seront disponibles sur place.
Stationnement : un parking sur place possible

Dans l'attente du plaisir de vous compter parmi nous pour partager ce moment fort de notre vie locale, nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées.

La Présidente,
Monique BERCET, 

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- Rendez-vous le 3 octobre de 10h à 17h00 - Colinéo fête l'eau sur le Conservatoire des Restanques - Infos par Ici

COLINEO - Conservatoire des Restanques Verger et Jardin Méditerranéen - 1 chemin des grives - 13013 Marseille - 04 91 60 84 07
Présidente : Monique BERCET

"Graines de Soleil"

 Bonjour à toutes et à tous,

 
C'est la rentrée pour le marché de produits BIO, locaux, de saison et à prix solidaire de St Mauront ! Le prochain se tiendra le mardi 8 septembre devant le centre social de 9h30 à 12h.de ST MAURONT - 77 Rue félix Pyat
 
Nous viendrons avec des tomates, des concombres, des aubergines, des courgettes, des carottes, des oignons, des pommes, des poires, des prunes, des pêches, du raisin, des œufs, du miel et des jus de pomme.
 
Je vous souhaite, à toutes et à tous, une très belle journée !
 
Blandine 🍏

L'équipe de Graines de Soleil
 
Graines de Soleil
895 Chemin de l'Etang
13220 Châteauneuf-les-Martigues
06 73 37 05 25
 
Retrouvez nous tous les mercredis de 7h30 à 12h30 pour notre petit marché sur l'exploitation.
Vous y trouverez nos légumes bios, locaux et solidaires.



lundi 31 août 2026

Parking dit "Toursky" - Propreté -



NORMALEMENT, UN GROS NETTOYAGE DEVRAIT ETRE EFFECTUE DEMAIN 1er SEPTEMBRE par la METROPOLE sur ce Parking.



MARSACTU (journal)

 

La Ville de Marseille restreint les heures supplémentaires sur fond de crise budgétaire

Enquête
le 31 Août 2026
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La Ville de Marseille a mis en place de "nouvelles dispositions relatives aux heures supplémentaires" pour ses agents. Après une hausse ces dernières années, elle limite leur utilisation dans une note interne révélée par Marsactu. Une décision sur fond de restrictions budgétaires qui vient remettre en question le fonctionnement des services et réinterroger les ambitions de la municipalité.

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L'hôtel de Ville de Marseille. (Photo : ML)

“On a une ville qui a des ambitions pour améliorer le service public, mais un contexte budgétaire extrêmement compliqué. Alors, la réalité nous rattrape.” Au sein des agents de la Ville de Marseille, les inquiétudes sur les moyens financiers dont dispose la municipalité pour mettre en place sa politique grandissent. L’annonce de la restriction de l’usage des heures supplémentaires, glissée dans une note de la mairie envoyée aux services en mai, vient renforcer ce sentiment. Même si les agents comprennent les contraintes budgétaires actuelles, ces “nouvelles dispositions relatives aux heures supplémentaires” créent des crispations et illustrent des problématiques plus profondes dans le fonctionnement des services municipaux marseillais.

“La présente note rappelle les principes, qui sont d’interprétation stricte, et met en place à partir d’aujourd’hui un renforcement du contrôle et un plafonnement par service” des heures supplémentaires, résume le document de deux pages récupéré par Marsactu et signé par le directeur général des services (DGS), François Poupard, le 21 mai dernier. La Ville de Marseille annonce notamment qu’au-delà du plafond global de 25 heures supplémentaires par mois et par agent, elle n’autorisera “plus que les heures compensées en repos compensateur”. Le DGS reprend d’ailleurs directement la main sur les chefs de service, d’ordinaire responsables pour autoriser ce dépassement du quota mensuel et sera “le seul décisionnaire de la dérogation à cette limite”. La lettre note, en effet, que “le recours au paiement des heures supplémentaires à la Ville de Marseille fait apparaître une croissance qui n’est pas soutenable.”

Une hausse des heures supplémentaires “pas soutenable”

Contactée par Marsactu, la mairie explique principalement cette hausse constatée de l’utilisation des heures supplémentaires par “une demande accrue en service public dans un objectif de rattrapage de la situation antérieure”. Du côté des différents syndicats représentant les agents municipaux, le constat est le même, mais le raisonnement – faire plus sans recruter – n’est pas jugé sain. “La hausse du recours aux heures supplémentaires a permis à la Ville de Marseille de répondre à une volonté d’amélioration du service public ces dernières années. À court terme, ça permet de faire tourner les services, mais à long terme, ça crée un paradoxe”, explique Jean-Noël Ragueb, cosecrétaire de la FSU. Sa collègue Christine Donadio, aussi représentante FSU, abonde : “S’il y a autant d’heures supplémentaires, c’est car il y a un problème de recrutements.”

Si au début du précédent mandat en 2020, la Ville de Marseille comptait près de 12 000 agents permanents, ils sont à ce jour près de 13 500. Au sein d’Ensemble CFE-CGC-CFTC, on questionne tout de même : “Les recrutements depuis cinq ans correspondent-ils réellement aux besoins exprimés par les services ? On peut s’interroger sur la concomitance d’une forte hausse des effectifs avec cette augmentation exponentielle du volume des heures supplémentaires.” “On a des endroits où l’utilisation des heures supplémentaires est inévitable pour satisfaire des besoins qui sont réels”, témoigne de son côté Patrick Rué, secrétaire général de FO, l’organisation majoritaire. La note de service tranche : “Le recours aux heures supplémentaires qui ne peuvent être en aucun cas un mode d’organisation pérenne des services et doivent demeurer exceptionnelles.”

L’autre grande raison de l’augmentation de l’usage des heures supplémentaires, selon la Ville de Marseille elle-même, est l’organisation de grands événements, par exemple, l’Été marseillais ou encore la Voie est Libre sur la Corniche. Mais, là encore, si les agents comprennent le besoin, ils critiquent la méthode. “On peut faire des manifestations, mais en prenant compte des capacités des services. Si on veut faire davantage d’événements il faut embaucher plus de personnes. On ne peut pas tout avoir : supprimer des heures supplémentaires et avoir de grandes manifestations”, avance Jocelyne Cozzolino, secrétaire générale de l’Unsa. Certains voient même plus loin. “Il va falloir abandonner certains événements ou des politiques”, tranche Patrick Rué.

Le repos ne compense pas la précarité

D’autant que la volonté de la mairie, annoncée dans la note de service, de privilégier le repos compensateur plutôt que le paiement pour les heures supplémentaires, laisse craindre aux syndicats un retour de bâton. “Si vous ne payez pas les heures supplémentaires à des personnes qui ont déjà des salaires très bas, vous aurez moins de volontaires”, prédit Raymond Romano, secrétaire général de la CGT.  Interpellé sur ces cas par Marsactu, la municipalité répond : “Les heures supplémentaires sont par nature exceptionnelles. Elles n’ont pas vocation à représenter des compléments de salaire”. Même si elle reconnaît : “Dans un contexte national de crise du pouvoir d’achat, les agents font face à des difficultés importantes”. Et affirme : “La lutte contre la précarité est une priorité de notre administration.”

La note de service invite par ailleurs les managers à mettre en place un contrôle renforcé de l’usage des heures supplémentaires. La municipalité rappelle à Marsactu qu’elles font déjà l’objet d’une attention particulière “mise en place suite aux dérives constatées par le parquet national financier (PNF) en 2018 et renforcée dès le mandat précédent (mise en place de badgeuses, validation de toute la chaîne hiérarchique…)”. Cette enquête du PNF avait valu à l’ancien maire, Jean-Claude Gaudin, d’être condamné à six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour “détournement de fonds publics par négligence”. Il lui était reproché de ne pas avoir mis fin à des entorses au respect du temps de travail notamment concernant l’usage des heures supplémentaires.

Le cas de la police municipale

“Il y a une très grande prudence sur le sujet depuis”, confirme aujourd’hui Patrick Rué. Mais aujourd’hui, où en est-on ? “Il y a des abus encore sur l’usage des heures supplémentaires dans certains services, mais ils sont marginaux”, souffle-t-on dans un syndicat. On abonde dans un autre : “Pour certains, c’est la gabegie peut-être, mais pour la plupart, il y a un véritable effort qui a été fait.” Comme déjà documenté par Marsactu, un des services qui compte le plus d’heures supplémentaires et où des accusations d’abus ont déjà été lancées est celui de la police municipale.

Mais, au-delà des dénonciations, elle illustre ce besoin d’heures supplémentaires pour faire tourner un service, comme le reconnaît la Ville de Marseille elle-même à Marsactu. “Le renfort en effectifs depuis 2020, couplé au transfert de nouvelles missions en substitution de la police nationale, ont provoqué un accroissement d’activité pour les agents.” Et donc des heures supplémentaires. “En attendant que le personnel soit doublé, il faut bien que les missions soient effectuées”, atteste Patrick Rué. La Ville de Marseille a recruté près de 400 policiers municipaux pendant le mandat, passant d’environ 420 en 2020 à 800 actuellement. Mais la municipalité promet : “La poursuite du recrutement de nouveaux agents ainsi que l’évolution de l’organisation territoriale et des cycles de travail des unités permettront de maintenir cet important niveau de service en recourant moins aux heures supplémentaires.” 

Un retour au niveau de 2023

La situation financière ne devrait toutefois pas s’améliorer. La métropole, qui reverse une importante dotation à la ville pour son fonctionnement, connaît une crise budgétaire inédite, dont l’issue devrait être connue dans les prochains jours. Mais, dans tous les cas, pour combler son déficit, la métropole devra couper dans ce qu’elle reverse à Marseille qui perdra alors 36 millions d’euros. Alors, la Ville se prépare et explique à Marsactu avoir “fait le choix, pour assurer la soutenabilité de ses finances, de contenir certains postes de fonctionnement, dont les heures supplémentaires”. En 2025, les dépenses de personnel avaient progressé de 56 millions d’euros, soit une hausse de 7 %. “Des heures supplémentaires continueront à être payées quand elles sont nécessaires au renforcement ou au développement des services publics, mais elles le seront à un niveau budgétaire maîtrisé (équivalent à celui de 2023)”, poursuit la municipalité.

“On peut comprendre qu’au niveau budgétaire, ça soit restreint et qu’on soit dans un avenir incertain, mais ça fait beaucoup là”, s’alarme Jocelyne Cozzolino pour l’Unsa. Les restrictions pourraient d’ailleurs se ressentir sur d’autres points que les heures supplémentaires. Le syndicat indique, par exemple, ne pas encore connaître le montant du complément indemnitaire annuel (CIA), la part variable et facultative dans la rémunération de la fonction publique, qui permet de rendre les carrières publiques plus attractives dans un contexte de stagnation des grilles de base (+10% en vingt ans contre +45 % pour le SMIC). FO signale que l’indemnité spéciale de fonction et d’engagement (ISFE), le régime indemnitaire pour la police municipale, n’a pas encore été revu. Ou encore que la municipalité leur a annoncé qu’il n’y aurait pas d’augmentation de salaires en 2027, comme ça avait déjà été le cas en 2026. “Les recrutements vont uniquement être dans les secteurs essentiels”, pressent aussi Patrick Rué.

Comment appliquer le programme 2.0 du PrintempS ?

La CGT s’inquiète des coupes dans la culture, par exemple, pour des événements, comme les subventions retirées au festival Hip-Hop Non-Stop qui a dû être annulé, ou du côté des bibliothèques, qui connaissent des difficultés de fonctionnement. Chez Ensemble CFE-CGC-CFTC, on confirme que de nombreux cadres les ont alertés sur des coups de rabot qui empêchent des futurs projets d’aboutir. FSU signale aussi un nombre extrêmement faible de promotions pour cette année. “On le voit dans tous les budgets que c’est compliqué. On a des contraintes qu’on ne devrait pas avoir, même sur le papier toilette”, s’exaspère Christine Donadio.

Alors, le ressenti général n’est pas optimiste chez les syndicats. “La ville essaye de faire des économies sur le service public et ça va poser des problèmes, car on ne va plus arriver à faire tourner les services. Si la baisse continue d’années en années, on va arriver à une situation problématique”, analyse Raymond Romano pour la CGT.

Le syndicaliste dénonce également un “silence assourdissant” de la majorité municipale divers gauche du Printemps marseillais qui “affiche son programme avec la construction de nouveaux équipements, mais qui devrait déjà faire en sorte que ceux qui existent fonctionnent”. Patrick Rué tempère et défend : “Il y a une réelle volonté de discussion de la mairie.” Le secrétaire général de FO avoue toutefois : “Mais à un moment donné il faut trouver où appliquer ces coupes.” Christine Donadio à la FSU tranche : “Il faut avoir les moyens de ses ambitions.” Comme un avertissement qui sonne mal à la veille de la première rentrée du Printemps marseillais 2.0.

jeudi 27 août 2026

Journal La Provence

 

Marseille : Le squat rue Busserade, qui abritait 23 familles, évacué

MAL-LOGEMENTSitué dans le 3e arrondissement, le squat de la rue Busserade a été évacué, annonce ce jeudi la préfecture
Mathilde Durand

M.D.


Il y a moins de dix jours, les familles du squat situé rue Busserade s’inquiétait d’un imminent départ forcé. Ce jeudi, la préfecture des Bouches-du-Rhône a annoncé l’évacuation de la zone du 3e arrondissement de Marseille, dans un communiqué parvenu à la rédaction de 20 Minutes. « Cette évacuation a été conduite en application d’une décision du tribunal judiciaire de Marseille prise en mai 2025 et ordonnant l’évacuation des occupants sans droit ni titre », précisent les autorités.

Près de 23 familles, appartenant à la communauté Rom, vivaient depuis deux ans dans cette ancienne caserne, propriété de la ville. « Il existait des risques incendies majeurs, en raison des branchements électriques sauvages, et le bâtiment souffre d’une fragilité structurelle à divers niveaux. Les nuisances étaient également importantes pour les riverains », assurent les services de l’Etat.