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On ne le trouve qu'à Marseille et seulement pour la Pentecôte. Les pâtissiers artisanaux proposent un gâteau appelé Colombier, à base de fruits confits recouvert d'une pâte d'amande. On y trouve aussi, cachée à l'intérieur une colombe, promesse d'un mariage dans l'année pour celle qui la trouve.
Dimanche de Pentecôte. Les chrétiens célèbrent le Saint Esprit descendu 50 jours après Pâques, jour de la résurrection du Christ. À Marseille, la tradition religieuse est aussi gourmande. Les artisans pâtissiers de la ville proposent un gâteau de forme ovale baptisé Colombier. La pâtisserie, née du mythe fondateur de Marseille et relancée au début du XXe siècle , est composée d'une génoise à base de fruits confits, arrosée de kirsch, nappée d'amandes effilées recouvertes d'une pâte d'amande. Avec à l'intérieur une fève en forme de colombe blanche. Promesse d'un mariage dans l'année pour celle qui tombe dessus !
Un gâteau facile à conserver
Une tradition religieuse... et gourmande encore respectée par les plus anciens à Marseille comme l'a vérifié ICI Provence. "Oui pour la Pentecôte, c'est la tradition" confirme Simone, retraitée gourmande. "J'en ai toujours mangé car j'ai un cousin pâtissier qui le fait". Quartier Saint-Barnabé dans le 12e arrondissement, la pâtisserie-boulangerie Montaigne , souvent primée pour son gâteau des rois et son Colombier , perpétue la tradition. "On fait des portions individuelles, deux, quatre ou six personnes" détaille Marine, l'une des vendeuses du magasin. Tout sourire, la jeune femme brune confirme le succès du gâteau "surtout auprès des personnes âgées, les plus anciens. Mais du coup ils sont contents car on n'en trouve plus beaucoup".
"Je ne savais pas qu'il était 100% Marseillais !" - Une cliente
Fabienne, "une Parisienne de naissance installée dans le quartier depuis des années", a découvert le Colombier ici. "Je ne savais pas qu'il était 100% marseillais jusqu'à ce que je vive à Marseille" confie la retraitée à ICI Provence. Cette autre cliente, rattrapée in extremis à la sortie du magasin, tente de dissimuler son achat gourmand. Une portion de Colombier : "Non j'ai voulu le goûter, tout bonnement" nous éconduit-elle, malicieuse. Car c'est vrai qu'il donne envie ce Colombier marseillais. Une madeleine de Proust sucré pour cette habitante du quartier pour qui la pâtisserie rappelle des souvenirs d'enfance : "Ahhhhhh ! C'était très bon. Je me rappelle qu'il y avait des oranges confites, du melon. C'est un délice, voilà !" conclut la gourmande, elle aussi tout sourire.
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