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Le VĂ©lodrome a vĂ©cu une soirĂ©e hors du temps samedi 23 mai avec Patrick Fiori. Entre chants corses, invitĂ©s prestigieux et Ă©motion permanente, plus de 55 000 spectateurs ont vibrĂ© au rythme d’un hommage puissant Ă l’Ăźle de BeautĂ©.
"La Corse débarque à Marseille", a déclaré Patrick Fiori au début de son concert Corsu Mezu Mezu, devant les 55 000 personnes du Vélodrome. Le stade marseillais a vibré aux rythmes de la Corse, de ses chants, de sa langue et de ses émotions.
Deux ans et demi aprĂšs un premier rendez-vous monumental Ă Paris La DĂ©fense Arena, Patrick Fiori a rĂ©ussi un nouveau pari fou : rĂ©unir des dizaines de milliers de personnes autour d’un hommage populaire et profondĂ©ment sincĂšre Ă l’Ăźle de BeautĂ©. Pour ceux qui n’y Ă©taient pas, France 3 Provence-Alpes revient en images sur les temps forts de ce spectacle.
Une ambiance toute particuliĂšre au VĂ©lodrome, bien diffĂ©rente de celle que l’on connaĂźt les soirs de match... Entre familles, anciens, jeunes gĂ©nĂ©rations et amoureux de l’Ăźle, le VĂ©lodrome ressemblait Ă un immense village rĂ©uni autour de ses traditions et de ses chansons.
Le spectacle avait une dimension toute particuliÚre grùce à la présence de plus de 5 000 choristes venus accompagner Patrick Fiori tout au long du concert.
Une marĂ©e de voix, qui a transformĂ© le stade en une immense chorale Ă ciel ouvert. Parmi eux, Isabelle peinait encore Ă rĂ©aliser aprĂšs le concert. "Quand on est sur scĂšne et qu’on chante, c’est incroyable. Je n’arrive pas Ă y croire, c’est magique. Tout le spectacle Ă©tait magnifique. ParticipĂ© à ça, c’Ă©tait gĂ©nial".
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Dans un registre totalement diffĂ©rent de celui auquel il habitue gĂ©nĂ©ralement ses fans, Soprano a lui aussi marquĂ© les esprits. Le rappeur marseillais a laissĂ© de cĂŽtĂ© l’Ă©nergie festive pour un moment beaucoup plus solennel et intense.
Aux cĂŽtĂ©s de ClĂ©ment Albertini et portĂ© par des milliers de choristes, il a interprĂ©tĂ© Terra Umana. Mais aussi Terra Corsa, aux cĂŽtĂ©s de Patrick Fiori, Florent Pagny et Anthony Geronimo, avec des choristes qui ont envahi les gradins afin d’Ă©lever leurs voix. Ce n’est pas la premiĂšre fois que Soprano et Patrick Fiori collaborent, puisqu’ils ont dĂ©jĂ partagĂ© leur micro sur Chez nous.

Tout au long de la soirĂ©e, les invitĂ©s se sont succĂ©dĂ© pour partager bien plus qu’un simple concert : des souvenirs, des histoires personnelles et un attachement profond Ă la Corse. Et Jean-Louis Aubert en fait partie. AprĂšs l’une de ses performances, l’artiste a confiĂ© son lien intime avec le village de Nonza. "La Corse m’a pris dans ses bras et je dois remercier le village de Nonza. Ils m’ont pris dans leurs bras, j’ai Ă©crit plein de chansons dans ce village et mon copain Ămile est enterrĂ© lĂ -bas."
Des mots accueillis par une immense ovation du public. Et bien sĂ»r, il a chantĂ© "Un jour j’irai Ă Marseille avec toi".
Autre temps fort de la soirĂ©e, Francis Cabrel reprenant Petite Marie en langue corse. Une parenthĂšse suspendue, pleine de douceur et de poĂ©sie, qui a immĂ©diatement conquis le public. Lui qui n’Ă©tait pas venu Ă Marseille depuis 2022, il a Ă©tĂ© accueilli sous un tonnerre d’applaudissements, par un public ravi de le revoir.

Au fil des chansons, les gĂ©nĂ©rations se sont mĂ©langĂ©es, les tĂ©lĂ©phones se sont levĂ©s, les voix se sont unies. Mais le moment le plus fort arrive certainement Ă la fin du show, avec l’hymne corse et tous les invitĂ©s qui, d’un seul chĆur, chantent Dio Vi Salvi Regina.
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Patrick Fiori profite de ce moment pour présenter Marie-Antoinette, sa mÚre, à ce public venu voir ce spectacle. De quoi conclure cette soirée magique par une séquence émotion.
Mais le message Ă retenir, ce sont les derniers mots de Patrick Fiori. "Il y aura une autre histoire Ă Ă©crire. La Corse qui s’est dĂ©placĂ©e au VĂ©lodrome restera dans nos cĆurs et dans nos esprits. On vous proposera plus de chants, plus de force, toujours avec cette langue !"
Un incendie s'est déclaré ce lundi matin dans un immeuble du 3e arrondissement de Marseille. Les marins-pompiers ont évacué une cinquantaine d'habitants et pris en charge un blessé léger.
Les marins-pompiers de Marseille (Bouches-du-RhÎne) ont reçu l'appel vers 9h30 ce lundi 25 mai pour une explosion survenue au boulevard Charpentier, dans le quartier populaire de Saint-Mauront (3e arrondissement).
à leur arrivée sur les lieux, une épaisse fumée enveloppait la façade, les flammes s'étaient déjà propagées du 2e au 5e étage de cet immeuble qui en compte six, indique le bataillon.
Les secours ont procédé à l'évacuation d'une cinquantaine de personnes de l'immeuble touché par le feu et des bùtiments adjacents, précise le BMPM.
Le bilan fait état d'une seule victime, un homme de 38 ans, blessé léger, pris en charge sur place, sans nécessité d'hospitalisation. Plusieurs appartements ont été endommagés par les fumées.
Une vingtaine d'engins et 65 marins-pompiers ont été mobilisés sur cette intervention. L'origine de l'incendie et la suspicion d'explosion restent à confirmer.
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On ne le trouve qu'à Marseille et seulement pour la PentecÎte. Les pùtissiers artisanaux proposent un gùteau appelé Colombier, à base de fruits confits recouvert d'une pùte d'amande. On y trouve aussi, cachée à l'intérieur une colombe, promesse d'un mariage dans l'année pour celle qui la trouve.
Dimanche de PentecÎte. Les chrétiens célÚbrent le Saint Esprit descendu 50 jours aprÚs Pùques, jour de la résurrection du Christ. à Marseille, la tradition religieuse est aussi gourmande. Les artisans pùtissiers de la ville proposent un gùteau de forme ovale baptisé Colombier. La pùtisserie, née du mythe fondateur de Marseille et relancée au début du XXe siÚcle , est composée d'une génoise à base de fruits confits, arrosée de kirsch, nappée d'amandes effilées recouvertes d'une pùte d'amande. Avec à l'intérieur une fÚve en forme de colombe blanche. Promesse d'un mariage dans l'année pour celle qui tombe dessus !
Une tradition religieuse... et gourmande encore respectée par les plus anciens à Marseille comme l'a vérifié ICI Provence. "Oui pour la PentecÎte, c'est la tradition" confirme Simone, retraitée gourmande. "J'en ai toujours mangé car j'ai un cousin pùtissier qui le fait". perpétue la tradition. "On fait des portions individuelles, deux, quatre ou six personnes" détaille Marine, l'une des vendeuses du magasin. Tout sourire, la jeune femme brune confirme le succÚs du gùteau "surtout auprÚs des personnes ùgées, les plus anciens. Mais du coup ils sont contents car on n'en trouve plus beaucoup".
Fabienne, "une Parisienne de naissance installée dans le quartier depuis des années", a découvert le Colombier ici. "Je ne savais pas qu'il était 100% marseillais jusqu'à ce que je vive à Marseille" confie la retraitée à ICI Provence. Cette autre cliente, rattrapée in extremis à la sortie du magasin, tente de dissimuler son achat gourmand. Une portion de Colombier : "Non j'ai voulu le goûter, tout bonnement" nous éconduit-elle, malicieuse. Car c'est vrai qu'il donne envie ce Colombier marseillais. Une madeleine de Proust sucré pour cette habitante du quartier pour qui la pùtisserie rappelle des souvenirs d'enfance : "Ahhhhhh ! C'était trÚs bon. Je me rappelle qu'il y avait des oranges confites, du melon. C'est un délice, voilà !" conclut la gourmande, elle aussi tout sourire.