Une nouvelle manifestation est annoncée le 13 octobre. Alors que des conteneurs à déchets ont été utilisés depuis le début du mouvement pour bloquer des établissements, la Métropole a pris la décision de les éloigner de leurs emplacements habituels pour des raisons de sécurité.
Après les vélos, les poubelles ! Face à la poursuite annoncée du mouvement lycéen et aux blocages prévus devant les établissements scolaires, la Métropole Aix-Marseille-Provence a décidé de ne pas remettre les conteneurs à déchets à leur emplacement habituel, invoquant des raisons de sécurité.
Une mesure préventive alors que la mobilisation doit se poursuivre, avec une nouvelle manifestation annoncée le mardi 13 octobre par l'intersyndicale étudiante et professionnelle.
Mais de nombreux lycéens ont prévu de bloquer de nouveau leurs lycées dès lundi 12 octobre.
Des poubelles utilisées pour bloquer les lycées
Depuis le début du mouvement, les conteneurs à déchets sont parfois utilisés pour bloquer les entrées des établissements scolaires. Des feux de poubelles sont également évoqués dans le contexte des mobilisations, faisant craindre de nouveaux incidents lors des prochaines journées d’action.
Dans un message adressé aux usagers, la Métropole Aix-Marseille-Provence indique que, "du fait du mouvement lycéen et pour des raisons de sécurité, les conteneurs ne seront pas repositionnés sur leur emplacement initial pour le moment." Aucune date de retour à la normale n’est précisée.
Depuis la semaine dernière, la Métropole Aix-Marseille-Provence, en charge du service, a aussi fermé son réseau de vélos électriques en libre-service et retiré peu à peu ses deux-roues du centre-ville.
Selon les services de la métropole, 105 stations, "situées autour des lycées" de la ville, ont été fermées puis vidées. Lors des premières journées de mobilisation des lycéens, près de 250 vélos auraient été endommagés, 80 seraient brûlés. La station Réformés-Canebière a également subi des dommages.
Sur ses réseaux sociaux, la Métropole Aix-Marseille-Provence déclare comprendre "les réactions et les interrogations" que suscite la fermeture "temporaire" de ses stations. La décision a été actée "lors des dernières manifestations", à la suite de "plusieurs vélos dégradés, incendiés ou utilisés dans des situations présentant un risque".
Si une évaluation devait être réalisée à la suite de la mobilisation du 6 octobre, aucun vélo n’a été remis en service.
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