Dans le centre-ville de Marseille, début des grands travaux de réparation des taudis
Ce mercredi, la société publique locale chargée de la rénovation du bâti ancien du centre-ville présentait les avancées du grand chantier de réparation des immeubles sous arrêté de péril, parfois depuis des années. À terme, une centaine d'entre eux accueilleront des logements sociaux dans un secteur qui en manque cruellement.
Au 49 rue Clovis-Hugues, le trois-fenêtres est nu.
Casque sur la tête, un aréopage d’élus, de techniciens et de journalistes se pressent dans la forêt d’étais qui soutient les plafonds de ce petit bâtiment, longtemps frappé d’arrêté de péril. La société publique locale d’aménagement d’intérêt national (Spla-in), dirigée par Franck Caro, en a fait un des symboles de l’avancée des travaux dans les trois îlots dont elle pilote la rénovation, sans compter la multitude d’adresses éparpillées dans le centre ancien.
Dans quelques mois, ce bâtiment typique des logements ouvriers du XIXe siècle sera enfin débarrassé de l’étiquette de l’habitat indigne dont cette rue est devenue un des emblèmes. Aujourd’hui encore, une grande partie de la rue présente des façades aux fenêtres aveugles, dont les logements ont été vidés de leurs occupants dans la grande vague de péril qui a suivi les effondrements de la rue d’Aubagne. La société publique locale d’aménagement, créée par l’État, la métropole et la Ville, incarne ce “tiers de confiance”, censé changer la donne en matière de lutte contre l’habitat indigne dans la seconde ville de France.
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