jeudi 27 août 2026

Journal La Provence

 

Marseille : Le squat rue Busserade, qui abritait 23 familles, évacué

MAL-LOGEMENTSitué dans le 3e arrondissement, le squat de la rue Busserade a été évacué, annonce ce jeudi la préfecture
Mathilde Durand

M.D.


Il y a moins de dix jours, les familles du squat situé rue Busserade s’inquiétait d’un imminent départ forcé. Ce jeudi, la préfecture des Bouches-du-Rhône a annoncé l’évacuation de la zone du 3e arrondissement de Marseille, dans un communiqué parvenu à la rédaction de 20 Minutes. « Cette évacuation a été conduite en application d’une décision du tribunal judiciaire de Marseille prise en mai 2025 et ordonnant l’évacuation des occupants sans droit ni titre », précisent les autorités.

Près de 23 familles, appartenant à la communauté Rom, vivaient depuis deux ans dans cette ancienne caserne, propriété de la ville. « Il existait des risques incendies majeurs, en raison des branchements électriques sauvages, et le bâtiment souffre d’une fragilité structurelle à divers niveaux. Les nuisances étaient également importantes pour les riverains », assurent les services de l’Etat.

 

Fusillade en pleine rue dans ce quartier de Marseille : un homme de 51 ans entre la vie et la mort

Une fusillade au pied d’un immeuble du 3e arrondissement de Marseille a fait un blessé grave dans la soirée du mardi 25 août 2026. Un homme de 51 ans a été touché par des tirs.

3e arrond marseille
La fusillade a éclaté en pleine nuit au pied de la tour Bel Horizon, à droite. (©Document remis à actu Marseille)

C’est une témoin de la scène qui a prévenu les secours. Une fusillade au pied d’un immeuble du 3e arrondissement de Marseille a fait un blessé grave dans la soirée du mardi 25 août 2026, apprend-on auprès d’une source policière et des marins-pompiers.

Un homme de 51 ans a été transporté à l’hôpital avec son pronostic vital engagé.

Journal LA PROVENCE : Quelques minutes après les tirs mardi soir, c’est place Dunoyer de Segonzac que les marins-pompiers ont pris en charge la victime, grièvement blessée à l’aine et plus légèrement au coude. Après lui avoir prodigué les premiers soins sur place, les secours l’ont transportée à l’hôpital avec un pronostic vital engagé - on apprenait mercredi que son état s’était depuis amélioré.

Les premières investigations indiquent que la fusillade serait l’œuvre de deux individus juchés sur un scooter, dont l’un des deux était porteur d’une arme longue. Ils sont activement recherchés par la police.

Une ancienne figure de la boxe tout juste sortie de prison

Selon une information de nos confrères de la Marseillaise, confirmée de source policière, la victime serait une ancienne figure de la boxe marseillaise. Après avoir enchaîné les victoires sur le ring au tournant des années 2000, géré la sécurité dans un centre commercial et œuvré auprès des "minots" des quartiers, Badara M’Baye, avait toutefois été condamné à 10 ans de prison en 2020 pour avoir, deux ans plus tôt, causé la mort d’un homme lors d’une bagarre dans un bar du quartier de Noailles.

Les circonstances qui ont conduit le solide quinquagénaire en réanimation ce mardi soir demeurent toutefois très floues. L’enquête doit encore déterminer si l’ancien boxeur a été blessé par des tirs à l’aveugle alors qu’il se trouvait à proximité de ce point de deal, régulièrement pris pour cible (En novembre 2025, un jeune homme de 18 ans avait été abattu de quatre balles dans le dos à proximité), ou s’il était plus particulièrement visé. Les investigations ont été confiées aux policiers de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Marseille.

mercredi 26 août 2026

INFOS "Made in Marseille"

 Une ligne directe va ouvrir en 2027 entre l’aéroport de Marseille et New York

ES 13

 

C’est la rentrée !


Après la pause estivale, il est temps de reprendre vos activités et de retrouver le plaisir de partager, bouger, apprendre et se retrouver ensemble !


📅 Les inscriptions ouvrent le 31 août


À partir du 31 août, vous pourrez vous inscrire à vos activités :


  • 💻 En ligne sur www.es13.com 
  • 📍 Auprès de vos Pôles ES13, où nos équipes seront à votre écoute pour vous accompagner dans vos inscriptions.


⚠️ Attention, les places sont limitées : ne tardez pas à réserver la vôtre.


Reprise des activités le 14 septembre !

Rendez-vous dès le 14 septembre pour une nouvelle saison d’activités, de découvertes et de convivialité.

Que vous soyez fidèle adhérent ou que vous souhaitiez découvrir une nouvelle activité, nous avons hâte de vous retrouver pour cette nouvelle rentrée !


À très bientôt dans vos Pôles ES13 ! 💙

 

mardi 25 août 2026

Parking dit "Toursky" - rue Auphan


 


Le nettoyage du Parking dit "Toursky" rue Auphan fera l'objet d'un gros nettoyage  (qui en a bien besoin) le Ier Septembre 2026 (selon La Métropole) suite à demande du CIQ - 



MARSACTU

 

Expulsion du squat rue Busserade à Marseille : “C’est toute notre vie dans ces camions”

Reportage
le 25 Août 2026
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Sous le coup d'une ordonnance d'expulsion du tribunal judiciaire de Marseille, les occupants du squat de cette caserne désaffectée de Belle-de-Mai entassent, depuis ce lundi 24 août, leurs affaires dans des camions. Leur départ est programmé dans la semaine et les place dans une situation plus que difficile, faute de solutions de relogement.

Au squat de la Busserade à la Belle-de-Mai, les habitants quittent les lieux. (Photo P.C.)
Au squat de la Busserade à la Belle-de-Mai, les habitants quittent les lieux. (Photo P.C.)

Ce lundi matin, une dizaine de camions bennes stationne en bataille dans la cour de l’ancienne caserne d’artillerie désaffectée de la rue Busserade, dans le troisième arrondissement de Marseille. Ça sent le métal rouillé et le plastique brûlé. En équilibre sur les véhicules, des hommes, au visage taché de suie, se relaient pour empiler des frigos et des lave-vaisselle dans des remorques. Le fracas métallique coupe toute discussion. Dans tous les cas, “ils n’ont pas très envie de parler“, commente une jeune femme rom, qui occupe les lieux depuis un an avec toute sa famille. Sur le perron du squat de la rue Busserade, d’autres occupants observent la scène en silence. “On ne sait pas où on va aller“, se lamente un vieil homme en fumant une cigarette.

Depuis vendredi dernier, les occupants des lieux ont appris, par l’intermédiaire des travailleurs sociaux qui les accompagnent, que leur expulsion serait programmée pour le jeudi 27 août. C’est le tribunal judiciaire de Marseille qui a acté cette décision, dans une ordonnance prise le 6 mai 2025, après avoir été saisi par la Ville de Marseille, propriétaire des friches où les familles ont pris leurs quartiers. Le document, que Marsactu a pu consulter, date l’installation de ces familles au mois de décembre 2024 et indique qu’à l’époque “une quinzaine de personnes déclaraient avoir investi les lieux sans droit ni titre d’un bien propriété de la ville de Marseille.” La procédure d’expulsion a été lancée dès le mois suivant, en janvier 2025.

Plus de la moitié des familles est partie dans le week-end, à la suite de l’annonce. Ils ont trouvé un autre endroit pour passer la nuit, mais ils ont déjà été repérés et la police devrait arriver d’ici une heure.

Laurent Sapin, militant associatif

En presque deux ans, le nombre d’occupants a considérablement augmenté, au rythme des expulsions d’autres squats de la ville et des arrivées de nouveaux habitants. À la veille du départ, c’est plus d’une vingtaine de familles qui vit dans les habitats abandonnés et insalubres de la rue Busserade, selon les personnes croisées sur place ce lundi matin. Parmi elles, Laurent Sapin, riverain du squat et militant engagé auprès des occupants pour le relogement et la défense de leur droit. Nerveux, il circule entre les camions, son tote bag sous le bras et son téléphone collé à l’oreille. “Plus de la moitié des familles est partie dans le week-end, à la suite de l’annonce. Ils ont trouvé un autre endroit pour passer la nuit, mais ils ont déjà été repérés et la police devrait arriver d’ici une heure“, explique-t-il le souffle court.

Pas de solutions de relogement

Très peu de familles se sont vues proposer une solution de relogement, seulement quelques femmes enceintes ou alors des familles avec des enfants de moins de deux ans. Mais très clairement, il n’y aura jamais de la place pour tout le monde“, poursuit le militant, avant de filer vers sa voiture, pressé d’aller aux nouvelles des occupants déjà partis de l’ancienne caserne. L’avocat des occupants, Adam Borie, parle quant à lui de sept personnes à qui des solutions d’urgences ont été proposées. À l’annonce de l’expulsion, la Ville de Marseille avait pourtant fait connaître son désir de voir les familles relogées dans les plus brefs délais. Un relogement incombant aux services de l’État, compétent en la matière. Contactée, la préfecture n’est pas revenue vers nous dans les délais impartis par la publication.

Une partie des occupants du squat de la Busserade et des militants associatifs, le mardi 18 août. (Photo B.G.)

Une partie des occupants du squat de la Busserade et des militants associatifs, le mardi 18 août. (Photo B.G.)

On a été surpris quand on est venu nous annoncer l’expulsion, à quelques jours de la date délai. Ils ne nous ont rien dit, rien expliqué pour les relogements. S’il faut, on ira dormir dans la rue Busserade, juste en face. On l’a déjà fait. Ça fait partie de notre vie“, explique une maman encore présente, au pied des anciens baraquements de la caserne. Dans ses bras, sa fillette de quatre ans fixe avec de grands yeux noirs le défilé des appareils électro-ménagers, dont le poids a fini par faire pencher la benne d’un camion. “C’est toute notre vie dans ces camions. On va dormir dedans le temps de trouver quelque part où aller“, poursuit la jeune femme. “Beaucoup d’entre eux ont une activité de ferrailleur, c’est d’ailleurs pour ça que la mairie s’était inquiétée de leur présence ici“, nuance Laurent Sapin. La proximité avec l’école Simone de Beauvoir et la ludothèque a aussi généré des conflits d’usage de la rue Busserade, réservée aux piétons après la livraison de ces équipements mais empruntée régulièrement par les camions.

Le 18 août dernier, ce dernier et une trentaine d’autres organisations politiques et associatives signent une tribune publiée dans les colonnes du journal La Marseillaise, pour dénoncer “un racisme systémique“, orchestrée selon les signataires par l’État à l’encontre “des familles roms, tsiganes, les gens du voyage, les personnes exilées.Le texte appelle à “mettre fin à une politique de relégation” de ces populations par le biais de ces expulsions répétées. Et précise qu’à “Marseille, les familles n’ont pu résister pour l’instant que grâce à la solidarité des associations, des collectifs, des syndicats, des habitantes et habitantes mobilisées à leurs côtés.”

La justice comme dernière issue

Pour enrayer la procédure, ou à défaut la ralentir, un référé-liberté a été déposé devant le tribunal administratif de Marseille par l’avocat des occupants. Cette mesure d’urgence pourrait permettre de contester l’ordonnance d’expulsion en arguant du fait que cette dernière contrevient de manière grave aux libertés fondamentales des habitants de la rue Busserade. “C’est un peu le bazooka du droit administratif français, il faut arriver à prouver qu’une atteinte grave aux libertés a eu lieu. C’est le recours le plus dur à défendre, surtout que dans cette situation, nous demandons la suspension du concours de la force publique“, détaille Adam Borie.

Pour défendre leur démarche, les associations mobilisées et leur avocat demandent à consulter les diagnostics sociaux établis par la préfecture pour justifier l’expulsion. Mais comme bien souvent, leurs requêtes restent lettre morte : “On les demande depuis des semaines, mais on ne les a jamais vues. Ces refus peuvent servir de base pour porter le référé-liberté“, poursuit l’avocat. L’enjeu étant d’obtenir une audience devant le tribunal pour exposer les faits contestés. Si tel n’est pas le cas, le référé aura au moins eu le mérite de décaler l’échéance des départs, dont la date était initialement prévue pour le 25 août, soit deux jours avant la date possible de l’évacuation.

Même sursis à la valentine

Autre dossier pris à bras-le-corps par les associations, l’expulsion d’un camp de roms et de gens du voyage sur les anciennes friches de l’usine Procida, sur la route de la Valentine, dans le 11e arrondissement. Plus de 250 personnes y sont menacées par un arrêté d’expulsion, lui aussi contesté en justice par Adam Borie. “On a réussi à obtenir une audience devant le tribunal le 24 septembre. Mais l’avocat du propriétaire du terrain s’est engagé à ne pas demander d’expulsion avant le 30 septembre“, relate l’avocat.

Si le sursis s’allonge, il n’en reste pas moins que les services de l’État surveillent de près les squats, et restent vigilants au bon déroulement des expulsions, lorsqu’elles sont confirmées. Ce lundi matin au squat de la rue Busserade, deux agents de police, de passage dans le secteur viennent aux nouvelles : “Si on comprend bien, vous êtes toujours là, mais vous vous mettez doucement sur le départ.” Après inspection, les deux hommes tournent les talons. “Ils vont revenir, on le sait, mais bientôt, il n’y aura plus rien ici“, lâche amer, un occupant des lieux.