mardi 1 mars 2011

"Tout un quartier vit chez les Roms"



(extrait de La Provence du 28.2.2011)
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"Sur un terrain abandonné de la Belle-de-Mai, en contrebas de la passerelle de Plombières (3e)au milieu des monticules de déchets, se dressent une quarantaine de cabanes en bois. Plusieurs d'entre elles sont illégalement raccordées au réseau électrique. Sur certains toits, on aperçoit même des antennes paraboliques... "Depuis l'évacuation des squats de la place Cazemajou en janvier, des familles viennent peu à peu s'installer ici. Aujourd'hui, ils sont une bonne centaine. Et il en arrive de nouvelles tous les jours !", explique Maryline.

Excédée par les nuisances provoquées par ses nouveaux voisins, cette habitante a fait circuler une pétition pour réclamer des mesures d'urgence. En 5 jours, 470 personnes ont signé. "C'est une question de survie. On ne respire plus ici ! Tout le monde vit les fenêtres fermées", dit l'un des pétitionnaires. Et dans la rue des Bonnes Grâces, effectivement, l'odeur est insoutenable : "Ils viennent pisser devant nos portes, ils jettent leurs ordures par-dessus le mur, ils brûlent du plastique toute la journée." L'autre jour, un foyer s'est embrasé : "La police m'a dit de téléphoner aux pompiers. Et les pompiers disent qu'il faut contacter la police", soupire Samir.

D'autres habitants racontent avoir été agressés, se plaignent de vols, constatent des dégradations sur leurs voitures. Ils ne supportent plus "ces gosses de 6 ou 7 ans qui se jettent sur nous pour mendier une pièce". Certains se barricadent dans leur appartement de peur des cambriolages. Forcément, les Roms sont désignés coupables. Et les plus folles rumeurs commencent à courir dans le quartier : "On ne voit plus un chat dans les rues : est-ce qu'ils les mangent ?..."

Alertée de ces problèmes d'hygiène et de l'ambiance délétère qui empoisonne le quartier, la police municipale s'est rendue sur place à plusieurs reprises. Pour faire évacuer le camp ? Pas sans l'autorisation du propriétaire privé d'une parcelle (l'autre appartient à la municipalité). Ce particulier, qu'il a d'abord fallu identifier, puis localiser vient d'être mis en demeure de demander l'expulsion des squatters. Mais avant que la procédure se mette en route, combien de familles auront rejoint le camp ? "Ce terrain, ça fait 20 ans qu'il est abandonné. Dire qu'à l'époque, il y avait des maisons dessus, qu'on a fait raser parce qu'elles n'étaient pas raccordées au tout-à-l'égout !" enrage un vieil habitant du quartier.

Des courriers au préfet, au procureur, au maire sont pour l'heure restés sans réponse. "Seule Lisette Narducci, la maire de secteur nous a reçus. Elle a obtenu que les collectes d'ordures ménagères soient renforcées dans la rue des Bonnes Grâces où les Roms jettent tout leurs déchets", explique Maryline. Excédés, déprimés, découragés, les habitants ne savent plus à quelle porte frapper. Aussi, le climat devient explosif. Pour se faire entendre, les uns menacent de "bloquer la circulation sur la passerelle de Plombières", d'autres assurent qu'ils ne payeront plus leurs impôts locaux. Plus inquiétant, certains habitants parlent de passer à l'acte : "Si personne ne bouge pour faire évacuer ce camp avant l'été, nous, on va bouger..."


Le CIQ St.Mauront a écrit à LA PROVENCE pour signaler (dans le cas où elle ne serait pas informée) qu'à St.Mauront nous subissons les mêmes nuisances multipliées par 2 ou 3, depuis + d'un an (Sur une centaine de mètres longeant l'autoroute, une quarantaine de baraques, à partir du Stade/Piscine Charpentier jusqu'à la rue Auphan (soit 200 personnes minimum) démolition du mur pour entrer sur le terrain du 47 rue Auphan, squats des locaux (une centaines de personnes) par le passage "Pizzi", par la rue des Industrieux, mais qu'aucun article, à ce jour, n'est paru.

ST.MAURONT, TOUJOURS A L'ABANDON ! DOSTA ! (ça suffit ! (en roumain)



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