Tirs de mortiers d'artifice
L’expression « tir de mortier », fréquente dans les journaux depuis la fin des années 1990, désigne l'usage détourné d'un mortier d'artifice ou de chandelles romaines, non pour produire des feux d'artifice mais pour en faire une arme.
L'emploi de ces « engins pyrotechniques sauvages[4] » donne lieu à de fréquents arrêtés préfectoraux interdisant le port et le transport d’artifices de divertissements, mais s'avère difficile à enrayer[4].
Propulsés non en direction du ciel mais en tirs tendus contre des personnes, ces engins peuvent occasionner d’importantes blessures, le plus souvent des brûlures ; le projectile peut aussi casser un os, voire arracher un doigt ou une main, ou déclencher des incendies[
JOURNAL"Le Parisien"
Alors que les tirs de mortiers se multiplient, il faut rappeler que leur usage est loin d’être libre. En France, ces dispositifs sont classés comme des articles pyrotechniques, soumis à des règles strictes en matière de vente, de détention et d’usage.
Les mortiers utilisés dans les rues, aussi appelés chandelles romaines, appartiennent généralement à la catégorie F3, parfois F4, ce qui signifie qu’ils ne peuvent être achetés que par des personnes majeures. Pour les plus puissants, une certification professionnelle est exigée. Les achats doivent être réalisés dans des commerces agréés ou sous autorisation ― la vente via Internet, hors circuits officiels, expose vendeurs et acheteurs à des poursuites.
Jusqu’à 15 000 euros d’amende
L’usage de mortiers d’artifice sur la voie publique est strictement interdit sans autorisation préalable de la mairie ou de la préfecture. En cas d’utilisation non autorisée, l’auteur s’expose à une contravention de 5e classe, pouvant aller jusqu’à 1 500 euros, doublée en cas de récidive.
Sur un terrain privé, l’usage peut être toléré, mais à condition de ne pas troubler l’ordre public ni mettre en danger la sécurité d’autrui. Acheter des mortiers via des vendeurs sur Snapchat, Telegram ou des sites étrangers non agréés constitue une infraction douanière et pénale. L’acheteur risque jusqu’à 15 000 euros d’amende, la confiscation du matériel, voire un an de prison en cas d’importation illégale.








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